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La résilience

 

La définition de la résilience est simple. Rien de plus simple que la théorie de la résilience :


"Comment reprendre un développement après une agonie psychique ?"


Il ne peut pas y avoir de définition plus simple. Nous sommes en train de vivre, et un événement que nous pensons impensable arrive.
Pour les cas où, nous nous effondrons, que se passe-t-il ? Nous restons prisonniers du passé ! C'est ce que nous appelons le syndrome psycho-traumatique. Ou alors, on se débat et on se remet à vivre le mieux possible.

Nous avons un degré de libérté, nous ne sommes pas totalement soumis aux événements qui nous fracassent. Le fracas, nous l’avons reçu. Une fois liberés, nous pouvons chercher à comprendre ce qui va nous permettre de reprendre un autre développement.

Nous pouvons agir sur le milieu qui agit sur nous. Nous avons un degré de liberté. Même si nous n'avons pas toutes les libertés.

Que pouvons-nous comprendre de la résilience ?
D’abord, il y a parmi nous des gens qui sont des mal parti dans l’existence :

- parce qu’ils sont pauvres

- parce qu'ils sont nés pendant la guerre, par la précarité sociale 

- parce qu'il y a eu des tragédies familiales

- parce que la vie n'est pas toujours facile


En oppositions, nous avons les biens partis dans l'existence. Les biens partis sont issus d’une niche sensorielle qui permet de stabiliser, de sécuriser et de dynamiser pratiquement tous les enfants. Une famille travailleuse qui a un sens, qui donne un sens dans l'existence. Par la religion, l'engagement social, le sport, etc.


Il ne faut pas confondre l'épreuve et le traumatisme. Pour la plupart des gens, la mort est une épreuve, nous sommes malheureux. Nous avons le chagrin du deuil. Mais nous ne sommes pas trop mal parce que nous restons nous-même dans les preuves. Alors que dans le trauma, nous sommes dépersonnalisés, nous ne savons plus qui nous sommes. Nous ne pouvons pas résoudre les choses impensables. Là, c'est quelque chose de pensable. Pour la mort, il y a des rituels de deuil, il y a les rituels de la religion, le soutien familial, il y a le soutien culturel, c'est une très grande épreuve à laquelle personne n'échappe. Si autour de nous il y a le soutien affectif et les rituels religieux et sociaux. Nous souffrons, mais nous ne sommes pas détruits par le trauma.
 

Le traumatisme, c’est de se dire que ce que nous voyons est tellement inimaginable, impensable que là ! Nous avons un moment de désarroi. Nous en venons à nous dire qu’il vaut mieux mourir que vivre comme ça. Nous venons à dire des choses, parce que c'est impensable de vivre dans ces conditions de voir ce qu'on voit.

La résilience est après l'horreur qui nous est arrivée.

Que vais-je faire de ce qui m'est arrivé ? Que vais-je faire maintenant que je meurs ? Puis je recommence à vivre. Que vais-je faire de l'horreur que j'ai vue et de l'horreur que l’on m'a fait subir.

 

Nous ne pouvons pas nous taire. Si je me tais, je me fais complice. Je ne peux pas me taire, je rentrerai dans le négationnisme.

Comment expliquer que nous puissions souffrir et que nous déclenchions un processus de résilience? La situation est ressentie de façon extrême, mais la résilience n’est pas extrême.

Nous avons les facteurs de protection, nous avons des facteurs de protection dans notre enfance, acquis avant le trauma. Nous avons acquis des facteurs de protections grâce à notre famille et à notre culture. 

Les mots-clés sont facteurs de protection, en cas de malheur, ils permettront peut-être de déclencher un processus de résilience. Il ne faut pas oublier que tout le monde a connu des épreuves, 50 % des gens ont connu un trauma.
Donc la souffrance appartient à la condition humaine, elle ne relève pas de psychiatrie, ça fait partie de la condition humaine et il y a beaucoup de gens qui savent de quoi nous parlons. De quoi parle la résilience !



Attachement sécure et Mentalisation. Les 2 facteurs principaux qui sont acquis, sont imprégnés dans la mémoire biologie de nos enfants. 


1- Des méthodes pour évaluer l'attachement sécure existent :

- parler tôt

- nombreux amis à l’école

- enfant actif et souriant.

Nous avons des repères comportementaux qui permettent de l’évaluer. Nous faisons partie de ce groupe majoritaire . Nous les appelons les biens partis de l'existence. Cela n’est pas gagné dans l’existence pour autant, il peut y avoir d'autres pépins.


2- La mentalisation veut dire que nous sommes capables d'accéder à un monde de représentations mentales. Nous cherchons déjà à imaginer ce qui va se passer.

La mentalisation représente 1 enfant sur 3, y compris pour des gens qui ne sont pas des biens partis dans l'existence.


La résilience n’était pas une théorie nietzschéenne « une théorie du surhomme ».

Nous avons une sensibilité particulière au monde. 

Maintenant, nous sommes sous le coup des mots et avant, sous le coup du moi. (modèles Internes Opérants)

Il y a une chose facile à comprendre. Plus l'agresseur est loin, moins nous sommes traumatisés.

Cela ne veut pas dire qu’on ne souffre pas. Lors d’une inondation, il y a peu de syndromes psycho-traumatiques.

 

Il y a plus de syndrome psycho traumatiques parce que cet homme : mon voisin, un policier, un soldat a voulu me détruire, il a voulu me tuer. C’est incompréhensible, l’agression réelle, moi blessé, l'incompréhension, le trauma.

 

Un facteur de résilience est que nous transformons l'horreur en ridiculisant ceux qui nous veulent du mal. Cela permet de prendre du recul.

Le soutien affectif, on se retape physiquement. Nous voulons faire quelque chose de notre blessure. Nous commençons à faire un document ou nous témoignons pour que ça ne revienne jamais.

La définition de la résilience, c'est la reprise d'un bon développement. Ce n’était pas le développement que nous aurions eu si nous n’avions pas eu si mal. Parce que bien souvent, nous ne revenons pas à notre vie d’avant.

Nous attribuons nos malheurs à l’autre, bien sûr, une part de notre malheur lui est attribuable. Mais il y a aussi notre part de  malheur qui est attribuable au fait que nous n'arrivons pas à faire un choix dynamique.

Dans une situation, nous pouvons, nous plaindre, nous battre ou partir. La grande majorité des personnes choisira l’option 1 ou 2. Alors que la 3 ème serait le plus sein. Il ne dépendant que de nous. C’est l’option qui offre le plus de liberté et le moins de résistance, hormis la nôtre.

Les facteurs de résilience, créer pendant l'horreur du trauma, créer des leviers pour transformer l’horreur. La mort psychique, nous l’avons eu et nous nous sommes remis à vivre en tenant compte de cette énorme blessure. Ce n’est pas une phrase dans notre mémoire, des souvenirs, des représentations de mots, des représentations d'images. C’est la réalité.

Aujourd’hui, si nous analysons la situation dû au COVID 19. De nombreuses familles sont dans la précarité, dans l’insécurité, dans la régression sociale et culturelle.

Suite à la une situation de « mal parti » , combien de gens seront prit en charge afin qu’ils ne sombrent pas dans un traumatisme dont ils ne se relèveront peut-être jamais. Combien de suicide auront-nous à déplorer, suites aux   conséquences du COVID 19 ?

 

Ne nous enfermons pas dans nos certitudes, accompagnons nos ami(e)s , notre famille et nos collègues dans le déclenchement  de ces aptitudes. Aidons-les a retrouvé une vie normale après un traumatisme.

A voir 

Boris Cyrulnik

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